Le Cantique des moineaux

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Elsa et Apollon, 2019, Cuges les Pins

Le Cantique des moineaux, une exposition d'Hélène David, photographe, Aurélie Darbouret, autrice, et Philippe Somnolet, ethnographe en collaboration avec les Archives départementales

Du 13 mars au 9 octobre 2021

Sur les murs du jardin de La Lecture des Archives et Bibliothèque départementales - 108, rue Peyssonnel - 13003 Marseille - Accès libre - jusqu'au 9 octobre 2021
Visites guidées à partir du 23 mars, sur inscription uniquement à archives13@departement13.fr ; durée 1 heure, maximum 5 personnes.
Public individuel, le mardi à 12h, le mercredi à 14h30 et le vendredi à 11h.
Groupes constitués sur rendez-vous.

En raison des dernières mesures sanitaires les visites guidées sont suspendues jusqu’au 3 mai.

 
A l’heure où les lieux culturels sont encore inaccessibles au public, les Archives départementales sortent de leurs murs pour aller à la rencontre du public et présenter sur les murs du jardin de La lecture une rencontre avec la création contemporaine, originale et poétique.


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A gauche : La pouliche. Etape, 2019. Jouques - © Hélène David et à droite : blason de Esprit Eymar, 1 Fi 3347 - © AD13

Le titre de l'exposition fait référence au poème persan Le chant des oiseaux, écrit en 1177, qui raconte l'histoire d'une bande de trente oiseaux pèlerins partant à la recherche de leur roi. Plus largement, il évoque le langage des animaux qui surgissant dans notre quotidien, nos rêves ou nos mythes, apportent à nous, humains, un autre accès au sens.

Le mur d’affiches qui se déploie aujourd’hui sur le mur du jardin, en face des Archives et Bibliothèque départementales, est le fruit d'une quête menée par Hélène David, artiste, Aurélie Darbouret, auteur et Philippe Somnolet ethnographe depuis août 2019, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle se nourrit d'une collecte conduite sur le terrain auprès d’intercesseurs (éleveurs, pêcheurs, bergers, thérapeutes, conservateurs, biologistes...) et dans le même temps, d’une recherche dans les fonds des Archives départementales guidée par les archivistes, de documents attestant au cours des siècles des relations complexes et fécondes entre l’homme et l’animal.


Les documents d’archives sont reproduits et affichés à côté des photographies d’Hélène David, des extraits d'entretiens sonores recueillis par Aurélie Darbouret et montés par Bertrand Wolff et d’un abécédaire façon Deleuze composé par Philippe Somnolet. Ces fragments juxtaposés et confrontés composent un récit choral, une chorégraphie, où les individus humains et non humains s'incarnent, les voix se mêlent dans un large flux de vivant, orchestrées par l’élégance de la mise en page de François Marcziniak. La frise est construite au fil des couleurs des blasons et des premiers pigments de l’art pariétal. Ocre, noir et rouge :  Gueules/Argent/Sable.

Certains habitants du territoire ont été invités à prendre part à ce récit polyphonique par le biais d’ateliers d’écriture, d’ethnographie et de pratique photographique. On y retrouve ainsi des extraits des productions écrites et figurées de l’école de la Rose Sauvagine, du lycée des Calanques, d’un groupe d’adhérents de la Maison du Bel Âge Longchamp et de l’Amicale des déficients visuels de Provence.


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Fleur de Lys, 2020, Peyrolles

 

Les tonalités vibrantes et sensuelles des photographies, les bêtes photographiées à hauteur d’homme, les sons à écouter, les bribes de récits drôles, décalés, poétiques, s’entrechoquent en une expérience sensorielle forte. Un surgissement urbain qui nous renvoie à la beauté et l’étrangeté de notre relation à l’animal, et à la question de la part de sauvage qui est en nous.


Textes et entretiens sonores : Aurélie Darbouret
Photographies contemporaines : Hélène David
Avec le soutien à la photographie documentaire du Centre national des arts plastiques
Ethnographie : Philippe Somnolet
Graphisme : François Marcziniak
Retouche des fichiers : Guillaume Geneste / La Chambre Noire
Impression : Quadrissimo
Installation sonore : De la science confuse et de la vie secrète

Extrait sonore

Mon monde

Elles sont plus d'une centaine et portent toutes un surnom. Les poules et les coqs du parc du 26e Centenaire surgissent des buissons quand Céline apparaît dans les allées, ses poches pleines de graines. Certaines volailles sont nées chez cette infirmière retraitée, d'autres, patiemment apprivoisées, ont été abandonnées dans le parc. Mais la grande basse-cour urbaine, qui chante aussi bien le jour que la nuit, n'est pas du goût de tout le voisinage. Certains riverains ont multiplié les pétitions... jusqu'à l'apparition d'une mystérieuse bête qui a décimé les gallinacés.

Avec Céline Grondin, les poules et les coqs du parc du 26e centenaire, à Marseille 

 Réalisation et montage : Aurélie Darbouret

Mixage : Bertrand Wolff
Production : Archives départementales des Bouches-du-Rhône / Mujô, création visuelle et sonore / Les Girelles Associées



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