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Les archevêchés et évêchés

Sommaire

Présentation

Dernière mise à jour août 2012


 

Carte postale représentant le portail Saint-Trophime

Arles. Portail de l'église Saint-Trophime.
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 6 fi 1340).

Arles et Aix ont été érigés en archevêchés bien avant Marseille, simple évêché sous l’Ancien Régime malgré l’ancienneté de l’implantation chrétienne dans cette ville.
Constituée dès le IIIe siècle en évêché, Arles a été la première cité du département à être constituée en archevêché, aux dépens des églises d’Aix et de Marseille. Les évêques suffragants   étaient ceux de Marseille, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Toulon. Le diocèse d'Arles débordait sur la rive droite du Rhône, comprenant une partie de l'actuel département du Gard avec Beaucaire. La puissance tant spirituelle que temporelle de l’évêque d’Arles était considérable. Au XIIIe siècle, l'archevêque était coseigneur de la ville, malgré les tentatives des consuls pour se rendre indépendants. En 1251, la commune s’est soumise définitivement au comte Charles d'Anjou en 1251 ; un viguier est alors installé qui est le chef de l'administration comtale dans la ville. A partir de là, la prééminence de l'archevêque dans le gouvernement de la ville tend à disparaître. Les prélats les plus illustres se sont succédé à la tête de l'archevêché d'Arles, depuis saint Trophime, saint Hilaire et saint Césaire au haut Moyen Âge. On venait de toute la Provence pour se faire enterrer au cimetière des Alyscamps et l'empereur Frédéric Barberousse s’est fait couronner roi d’Arles à Saint-Trophime en 1178. Le dernier archevêque d’Arles, Jean-Marie Duleau, a été tué durant la Révolution, à Paris, le 2 septembre 1792. Le diocèse a alors été réuni à celui d’Aix.


La fondation de l'archevêché d'Aix est sans doute due à la réforme administrative de l'empereur Valentinien qui crée la province de la Narbonnaise Seconde, avec Aix comme métropole, dans la deuxième moitié du IVe siècle. En rivalité avec Marseille comme métropole, Aix est supplantée par l’archevêché d’Arles et l'archevêque d'Aix n'exerce pas d'autorité effective avant le milieu du Ve siècle. Aix est resté siège archiépiscopal durant tout l’Ancien Régime, avec comme évêques suffragants ceux d’Apt, Fréjus, Riez, Gap et Sisteron. A partir de 1580, l'administration de l'archidiocèse a comporté le bureau des finances du clergé de Provence, avec des attributions essentiellement fiscales.
En-dehors de son ministère ecclésiastique, l'archevêque d'Aix exerçait d'importantes fonctions civiles ; en tant que premier procureur-né du pays de Provence, il présidait l'assemblée générale des communautés de Provence, qui s'est substituée progressivement aux Etats de Provence. Raymond de Boisgelin fut le dernier archevêque de l'Ancien Régime ; il réalisa une oeuvre administrative importante en tant que procureur-né et il fut aussi le créateur d'un canal d'irrigation.

L'église épiscopale de Marseille remonte à la première moitié du IIIe siècle. Le premier évêque connu est Oresius, qui a siégé au concile d'Arles de 314. Malgré son importance, Marseille est resté un évêché suffragant de l’archevêché d’Arles jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Les évêques de Marseille étaient des personnages puissants dans la ville : souvent membres de la famille vicomtale (notamment au XIIe siècle), ils étaient seigneurs de la ville haute. Au XIIIe siècle, l'évêque Benoît d'Alignan est connu pour s’être opposé à la commune. Il était un fidèle du comte de Provence Raymond Bérenger V et de son successeur Charles d'Anjou. Plus tard, au XVIIe siècle, on retient le nom d'un autre prélat marseillais, Jean-Baptiste Gault, qui fut à l'origine de l'hôpital des Galères. Le plus illustre des évêques de Marseille a été Henri de Belsunce, connu pour la part qu'il prit lors de la querelle religieuse autour de la bulle Unigenitus, et pour son dévouement lors de la grande peste de Marseille de 1720. De grandes familles donnèrent également des évêques à Marseille : Puget, Forbin-Janson, Vintimille du Luc.
L’évêque était d’abord chargé d’assurer l’administration et la direction spirituelle du diocèse, avec l’aide des officiers ecclésiastiques. Il était également détenteur d’importants biens mobiliers et fonciers. Un official présidait le tribunal ecclésiastique et jugeait en son nom les affaires à caractère spirituel (ratione materie) ou les affaires impliquant un ecclésiastique (ratione personne).

Les fonds

Composition et intérêt des fonds

Carte postale représentant la cathédrale Saint-Sauveur

Aix-en-Provence. Cathédrale Saint-Sauveur.
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 6 fi 229).

Les fonds des archevêchés d’Arles et d’Aix-en-Provence et de l'évêché de Marseille ont été classés selon le même principe, en regroupant d’une part les chartes, et d'autre part les registres et cartulaires. Il s’agit bien sûr des fonds parmi les plus prestigieux conservés aux Archives départementales. Certaines pièces sont particulièrement remarquables, comme le Liber aureus de l’archevêché d’Arles (3 G 1), exécuté en 1713, qui renferme près de 500 documents retraçant les privilèges et biens de l’archevêché depuis 921 ; le cartulaire Thesaurus, rédigé au XIIIe siècle pour l’archevêché d’Aix ; ou encore le Livre vert de l’évêché de Marseille (5 G 91).
La plus grande partie de ces fonds renseigne sur le temporel des églises, mais on peut également trouver des dossiers sur le personnel ecclésiastique, les visites pastorales, et des documents relatifs à l’administration du diocèse proprement dite.
La sous-série 1 G conserve également les fonds des universités et écoles gérées par l’archevêque d’Aix, ainsi que les archives de l’officialité d’Aix, c’est-à-dire le tribunal ecclésiastique. Le fonds de l'archevêché d'Aix renferme enfin une importante série d'insinuations ecclésiastiques (1 G 1229 bis à 1 G 1319) portant sur la période de 1563 à 1791. Ces insinuations sont l'enregistrement auprès de l'officialité du diocèse des actes relatifs aux personnes ou aux affaires ecclésiastiques ainsi que les dispenses de mariages (consanguinité, dispenses de bans).

Les instruments de recherche

Retrouvez certains instruments de recherche de la série G numérisés dans la base de données Clara.

Sources complémentaires

Une partie du fonds de l’archevêché d’Arles est conservé à la Bibliothèque municipale d’Arles.

Etudes de référence

AUBENAS (R.), Recueil des lettres des officialités de Marseille et d'Aix, Paris, 1937.
Gamma 46 (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille), kappa 15 (cote bibliothèque Archives départementales, centre d'Aix-en-Provence).

BOEUF (E.), Édition du chartrier de l’archevêché d’Arles (417-1202), thèse pour l’obtention du diplôme d’archivisite-paléographe, 1996.
8 J 359 communication réservée (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille).

CLOUZOT (E.), Pouillés des provinces d’Aix, d’Arles et d’Embrun, Paris, 1923.
Beta 107 (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille).

GADILLE (J.), Guide des archives diocésaines, Centre d'histoire du catholicisme, Lyon, 1971.
Gamma 1498 (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille).

PALANQUE (J.-R.), Le diocèse d’Aix-en-Provence, Paris, 1975.
Gamma 1570 (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille), kappa 817 (cote bibliothèque Archives départementales, centre d'Aix-en-Provence).

PALANQUE (J.-R.), Le diocèse de Marseille, Paris, 1967.
Epsi 511 et Epsi 1832 (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille), kappa 708 (cote bibliothèque Archives départementales, centre d'Aix-en-Provence).

TRICHAUD (abbé J.-M.), Histoire de la sainte église d’Arles, Nîmes, 1857.
Gamma 509 (cote bibliothèque Archives départementales, centre de Marseille).

Voir aussi

>> Les abbayes et prieurés

>> Les chapitres cathédraux et collégiaux

>> Les Etats de Provence

Sommaire

Informations complémentaires

>> Les archives de l'Archevêché


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