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La guerre 1914-1918 en affiches

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les buts de guerre

Affiche représentant trois cartes
Combattre pour récupérer
les provinces perdues
c'est combattre pour les droits de l'homme,

(Archives départementales des Bouches-du-Rhône,
10 R 126 67/70).

Combattre pour récupérer les provinces perdues, c’est combattre pour les droits de l’homme

Au début du conflit, un accord tacite se fait entre les parlementaires français autour du programme que le président du Conseil, Viviani, développe le 22 décembre 1914 : réparation du droit outragé, c’est-à-dire restauration de la Belgique dans son intégralité territoriale, retour à la patrie des provinces qui lui furent arrachées par la force , à savoir l’Alsace et la Moselle, mise hors d’état de nuire du militarisme prussien . Ce dernier point prêtait à de nombreuses interprétations. Maurice Barrès dans des articles à L’Echo de Paris qui s’échelonnent de février à avril 1915, prône de détacher du Reich les provinces à l’ouest du Rhin. Des thèses semblables sont développées par les historiens Lavisse et Aulard qui rappellent l’attitude des populations rhénanes pendant la Révolution française. Elles trouvent un écho auprès de certains parlementaires et un comité pour la rive gauche du Rhin est créé. Certains milieux industriels présentent également des programmes expansionnistes : en décembre 1915, le secrétaire général du comité des forges, Robert Pinot, défend l’annexion du bassin houiller de la Sarre.
De telles propositions rendaient impossible toute paix de compromis et rencontrent un profonde hostilité à gauche et à l’extrême-gauche. Les pouvoirs publics ne précisent pas leur position et préfèrent étouffer le débat. Maurice Barrès doit interrompre ses articles. Mais en mai 1916, le président Poincaré relance la polémique en prenant ouvertement parti pour les thèses expansionnistes, ce qui entraîne des remous chez les radicaux, proches de Joseph Caillaux, et chez les socialistes. Vers juillet 1916, Briand se montre également favorable aux thèses expansionnistes. La censure se fait moins pesante et les campagnes en faveur d’annexions reprennent dans la presse française. Le gouvernement refuse cependant un débat parlementaire sur les buts de guerre français. En 1917, Ribot, dans sa déclaration d’investiture, se montre partisan de réclamer non seulement la neutralisation et l’occupation de la rive gauche du Rhin mais les frontières de 1790 pour l’Alsace-Lorraine. Le débat est donc entre une paix de victoire et une paix blanche que défendent Jean Longuet et les socialistes minoritaires. En mai 1917, l’Union sacrée est rompue et les socialistes se retirent du gouvernement. En appelant Georges Clemenceau à la présidence du Conseil, le 14 novembre 1917, Poincaré opte pour la guerre intégrale, jusqu’à la victoire totale, en vue d’une paix de victoire, c’est à dire d’annexions ou d’un démembrement du Reich allemand.

Analyse de l'image

Cette affiche non datée rappelle les buts de guerre officiels de la France, tels qu’ils furent exposés par le président du Conseil, René Viviani, en décembre 1914. Il s’agit de restaurer la situation territoriale antérieure à 1870 . La guerre dont les Allemands sont jugés responsables a rendu caduc le traité de Francfort. L’affiche replace le combat de la France dans les luttes pour la liberté, la justice et l’indépendance des peuples ; cependant, si l’allusion à la Révolution de 1789 peut être comprise de tous, il n’est pas sûr que les noms de Washington et de Bolivar aient éveillé le même écho dans le public. Pour les auteurs, il s’agissait de montrer que les buts de guerre français étaient purs de tout impérialisme, contrairement à ceux de l’Allemagne, disqualifiés par le militarisme prussien.

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