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L'administration pénitentiaire

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Composition et intérêt des fonds

Les fonds, qu’ils soient cotés en série Y (documents antérieurs à 1940) ou W (postérieurs à 1940), sont répartis en deux groupes : le premier rassemble les archives préfectorales, le second celles des établissements.
Les Archives départementales n’ont pas encore reçu de versement de la direction régionale de l’administration pénitentiaire.Les documents provenant de la Préfecture concernent l'organisation des prisons, le personnel pénitentiaire, la comptabilité, les jeunes détenus, les travaux, les visites (permis de visite, demandes et autorisations), les dépôts de mendicité et les camps d’internement des deux guerres mondiales, ce dernier ensemble documentaire présentant un intérêt particulièrement vif. Il y est en effet question des camps créés durant la première guerre mondiale et où furent regroupés les ressortissants allemands, austro-hongrois, ottomans et alsaciens-lorrains présents sur le territoire français.
Ainsi, les archives du camp de Saint-Rémy-de-Provence, principalement destiné aux Alsaciens-Lorrains, conservent le dossier du célèbre Albert Schweitzer, futur prix Nobel de la paix. Le camp de Frigolet près de Tarascon servait avant tout au rassemblement des convois d’Austro-allemands à destination de la Corse. Les documents traitent de l’organisation des camps, du personnel, de la comptabilité et des registres et dossiers concernant les détenus. Pour la Seconde guerre mondiale, les archives préfectorales proviennent de la direction régionale des camps de séjour surveillés et concernent tous les centres d’internement créés dans le département et la région : Brébant et Saint-Pierre (Marseille) les Milles (Aix), Saint-Mitre, Arles (caserne Calvin et Saliers), Cabot (La Ciotat), Bandol, Montfleury (Cannes), Gap, Nice, Saint-Vincent-les-Forts, Sorgues-Poinsard.
Les documents traitent de l’administration des camps : rapports, personnel, comptabilité, correspondance, dossiers et fichiers des internés.
Les fonds des établissements pénitentiaires se composent essentiellement des registres d’écrou et des répertoires alphabétiques et chronologiques qui permettent leur exploitation. Pour chaque prison, plusieurs séries de registres sont conservées : dépôt, prévenus, correction, arrêts, dettes. Les registres d’écrou constituent pour le chercheur, scientifique ou généalogiste, une mine d’informations sur la population carcérale puisqu’ils détaillent pour chaque détenu les informations suivantes : état civil, origine sociale, constitution morphologique, profession, degré d’instruction, religion, tenue vestimentaire, motif d’incarcération, etc.
Les Archives des Bouches-du-Rhône conservent, pour la période 1800-1940, les fonds de cinq établissements pénitentiaires :

Elles ne conservent pas en revanche les archives de la prison du château d’If (définitivement déclassé comme établissement pénitentiaire en 1880) ni celles des forts Saint-Jean et Saint-Nicolas de Marseille, qui ont servi temporairement de prison lors de la répression des insurrections de juin 1848, décembre 1851 et avril 1871 mais qui n’ont jamais cessé de relever de l’autorité militaire.
Les séries de registres d’écrou sont relativement complètes, sauf à Tarascon (pas d’écrou après les années 1860) et hormis quelques lacunes à Marseille pour la maison d’arrêt (de 1865 à 1899) comme pour la maison de correction (de 1874 à 1883).
Deux dépôts de mendicité ont été créés dans les Bouches-du-Rhône : d’abord à Aix-en-Provence (1809-1819) puis à Marseille (1847-1903). Seul celui de Marseille a laissé ses archives, composées essentiellement de documents relatifs aux détenus.
Plusieurs établissements d’éducation correctionnelle ont été fondés pour les jeunes détenus, souvent à l’initiative de l’Abbé Fissiaux. Il s’agit de la maison pénitentiaire de Saint-Pierre pour les garçons, de la maison correctionnelle Sainte-Madeleine pour les filles et des colonies agricoles de Beaurecueil et de la Cavalerie dans le Vaucluse.
Pour la période postérieures à 1940, seuls deux des cinq établissements pénitentiaires des Bouches-du-Rhône en activité (maison d’arrêt d’Aix-Luynes, maison centrale d’Arles, centre pénitentiaire de Marseille-les Baumettes, centres de détention de Salon-de-Provence et de Tarascon) ont opéré des versements, à savoir les Baumettes et la maison d’arrêt d’Aix-en-Provence. On soulignera cependant l’intérêt exceptionnel du versement 1871 W, qui documente les premières années de fonctionnement de la prison des Baumettes.

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