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Dernière mise à jour septembre 2012


Extrait de la Statistique de Villeneuve

Extrait de la Statistique du département des Bouches-du-Rhône par le comte de Villeneuve.
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 1 fi 2999).










 

Faisant suite à une activité statistique déjà fournie sous l’Ancien Régime, le pouvoir central demande aux préfets, dès le premier Empire, par le biais de nombreuses circulaires, des statistiques régulières et précises. Elles portent sur la population, la production agricole et industrielle, le commerce extérieur, les salaires, le mouvement des prix, la consommation, l’épargne et le produit des impôts, mais aussi bien sur les questions éducatives, militaires, judiciaires et pénitentiaires. Quant à l’usage de procéder tous les cinq ans à un recensement exhaustif de la population du pays, il s’établit dès 1801, même si l’établissement des listes nominatives communales ne date que de 1836.
Si les publications statistiques gouvernementales ne se développent que sous la Monarchie de juillet, elles apparaissent plus tôt en province, singulièrement dans les Bouches-du-Rhône, dont le préfet en poste sous la Restauration, Christophe de Villeneuve-Bargemon, fait preuve d’un zèle statistique exceptionnel. Il publie en effet de 1821 à 1829 quatre tomes de la Statistique du département des Bouches-du-Rhône. Cette publication apparaît aujourd’hui plus comme une description littéraire qu’une statistique à proprement parler : toutefois on y trouve des chiffres, par exemple sur la population des communes (tome 2), ou sur le commerce maritime (tome 4).
Après la Seconde République qui lance une grande enquête sur le travail (1848), le Second Empire crée la statistique agricole (questionnaire de 1852 ; importante enquête agricole en 1866) et la statistique pénitentiaire (1852) ; le régime joue surtout un rôle de normalisation des enquêtes et il systématise les publications, notamment celles concernant la population (tableaux récapitulatifs des recensements), les subsistances, les hôpitaux ou encore l’enseignement.
Jusqu’en 1940, l’administration statistique locale continue, pour l’essentiel, à se confondre avec la Préfecture. L’administration centrale tend en revanche à se développer, surtout dans les dernières années de la IIIe République, avant que la Statistique générale de la France soit transformée par le gouvernement de Vichy en Service national des statistiques.
Une seconde réforme structurelle, autrement décisive, intervient en 1946 avec la création au ministère de l’Economie d’une nouvelle direction générale : l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). Doté d’un personnel qui compte encore aujourd’hui plusieurs milliers de statisticiens, fort d’un réseau de directions régionales, l’INSEE est la tête de réseau du système statistique public français : à ce titre, il collecte, produit et diffuse des informations sur l’économie et sur la société française ; juridiquement, son action est cadrée par la la loi du 7 juin 1951 sur l’obligation, la coordination et le secret en matière de statistique.
A la suite de la Statistique générale de la France, il réalise, avec l’appui des mairies et des préfectures, les recensements de population, à un rythme qui s’est ralenti (1946, 1954, 1962, 1968, 1975, 1982, 1990, 1999) et suivant des procédures qui viennent d’être rénovées. Mais il a créé bien d’autres enquêtes périodiques : sur la consommation (depuis 1946), l’emploi (depuis 1950), la conjoncture économique (1951), et il a étendu la pratique du recensement à la production industrielle, aux transports et à l’agriculture.
De même que le Service national des statistiques avait été pionnier dans l’utilisation de la mécanographie, l’INSEE est la première administration civile à s’informatiser, dès 1962. Quelques années auparavant, il a mis au point la première codification des catégories socio-professionnelles. Vers 1960, avec la vogue du plan, les statistiques se mettent au service de la planification et des politiques de régulation économique : apparaissent successivement les  enquêtes sur la formation professionnelle (1964) et sur la structure des emplois (1968), les enquêtes annuelles d’entreprise (EAE) dans l’industrie et le secteur du Bâtiment et Travaux Publics (1968-1969).
On estime en 1976 que l’INSEE publie annuellement 26 000 pages de données statistiques, dont une bonne part est éditée par ses services régionaux, comme la direction régionale de Marseille, dont le ressort coïncide avec celui de la région PACA (et a inclus la Corse jusqu’en 1975). Antenne de cette direction régionale, l’Observatoire économique régional centralise les informations statistiques tant publiques que privées, afin de les restituer à la demande.

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