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Les services agricoles

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Présentation

Dernière mise à jour septembre 2012


 

La cueillette des olives en Provence
La cueillette des olives en Provence.
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 6 fi 2677).

Le département des Bouches du Rhône a une vocation agricole importante.
Une description détaillée de l’état de l’agriculture et de l’économie rurale en 1829 est fournie par le tome 4 de la Statistique du département des Bouches-du-Rhône, publiée par le comte de Villeneuve, préfet du département. Il insiste sur l’émiettement des propriétés rurales entre 17 123 propriétaires. Les forêts représentaient encore, en 1830, 61 000 hectares, essentiellement en chênes et pins. En 1882, les 53 818 exploitations avaient une moyenne de 8,37 hectares, avec de très nombreuses petites propriétés. La superficie cultivée totale, y compris les bois, était de 58%. En 1913, il y a dans le département 257 408 hectares de terres cultivées.
Le département est important à cette époque pour les cultures arborescentes hors vigne ; à une grande variété (betterave à sucre, olivier, amandier, figuier, primeurs…), il ajoute des originalités : le riz, les chardons cardères, les câpres, les graines pour semences sont des spécificités locales. En 1954, il existe encore 104 communes rurales. La population active agricole totale est de 65 000 personnes. Le remembrement est à peine entamé (3 communes). L’irrigation revêt un rôle capital dans la production agricole.
Six régions agricoles peuvent être distinguées à cette date : la Camargue (polyculture, viticulture, riz) ; la Crau (cultures fourragères, élevage d’ovins) ; le nord-ouest du département qui se caractérise par les cultures légumières et fruitières, la vigne, les graines de semences ; la basse vallée de la Durance (cultures légumières, céréales, vigne) ; les coteaux de Provence (polyculture, vigne, élevage d’ovins et de porcins) ; la région littorale proche de Marseille (cultures maraîchères, élevage de porcins, vaches laitières) L’apiculture est importante également (4046 ruches en 1954).
En 2005 enfin, il reste 6.000 exploitations agricoles, réparties sur 214 000 hectares, soit 41% de la superficie du département. C’est donc encore une activité importante dans les Bouches du Rhône.
Seront présentés successivement l’administration agricole proprement dite, puis l’administration spécifique des forêts, et enfin les autres structures (établissements publics).

Les services administratifs de l’Etat :

La préfecture a toujours eu traditionnellement un service chargé de l’agriculture (troisième division de 1898 à 1910, première division de 1913 à 1950, puis sixième ou quatrième division). Au fur et à mesure du développement des services extérieurs du ministère de l’agriculture, le bureau préfectoral se cantonne à un rôle de liaison.
Avant même l’essor de l’agronomie, c’est la question de l’alimentation en eau des terres agricoles qui favorise le développement d’une administration, le service hydraulique. A l’origine, une loi de 1807 organise les associations pour la conservation des digues et les travaux de dessèchement afin d’accroître la production agricole. Dès 1848 est créé dans chaque circonscription départementale des ponts et chaussées un service spécial hydraulique, chargé de la police des eaux et des travaux publics d’utilité agricole, rattaché au ministère de l’Agriculture à partir de 1911.
L’émergence d’une administration agricole départementale est la conséquence indirecte de la création, par une loi de 1879, d’un corps de professeurs départementaux d’agriculture. En effet, lorsqu’une autre loi, celle du 21 août 1912, institue des directions départementales des services agricoles, elle en confie la responsabilité à des professeurs d’agriculture. A leur création, les missions des nouvelles directions sont les suivantes : vulgarisation des connaissances agricoles, enseignement de l’agronomie dans les établissements d’enseignement public, service des intérêts économiques et sociaux de l’agriculture, renseignements et statistiques agricoles, ravitaillement, direction des champs d’expériences, enfin la recherche et toutes les affaires intéressant l’agriculture à l’exclusion des questions vétérinaires et forestières.
Un décret de 1903 crée les corps et services des améliorations agricoles, qui deviennent en 1918 le corps et service du génie rural. Il s’agit toujours d’accroître l’efficacité de l’agriculture (remembrement, irrigation), mais aussi de sauvegarder et d’améliorer la vie rurale (électricité, eau potable, stockage des produits agricoles). En 1929, la circonscription du génie rural de Marseille comprend l’Ardèche, les Basses et Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Vaucluse.
Un décret de 1946 crée les ingénieurs des services agricoles pour favoriser la reconstruction et la modernisation de l’agriculture. Six ans plus tard, c’est le rôle des ingénieurs du génie rural qui est redéfini avant d’être en 1962 étendu à la police des eaux, ce qui entraîne la suppression du service hydraulique. En contrepartie, la circonscription du génie rural est ramenée au territoire du département des Bouches-du-Rhône. Ses responsables successifs jouent un rôle éminent dans l’électrification des communes rurales la distribution de l’eau potable et le stockage des céréales ou encore la création en 1956 de la Société du canal de Provence.
En 1965, Edgard Pisani, ministre de l’agriculture, réforme les services extérieurs : il constitue du corps des ingénieurs d’agronomie, et fusionne des directions départementales des services agricoles et services du génie rural pour former les directions départementales de l’agriculture, dont l’appellation sera complétée en 1984. On parle encore aujourd’hui des directions régionales et départementales de l'agriculture et de la forêt.

De la Conservation des Eaux et Forêts à l’Office National des Forêts :

La Conservation des eaux et forêts est à l’origine une administration financière, créée dès 1791 et chargée de mieux contrôler, au nom de l’intérêt général, l’ensemble des forêts, de veiller à la bonne application du Code forestier (1827) et d’effectuer des travaux de reboisement. En 1878, l’administration des eaux et forêts est transférée au ministère de l’Agriculture et ses attributions sont élargies : restauration des terrains en montagne, contrôle des défrichements, pêche, contrôle de la forêt privée, exploitation forestière, chasse, protection de la nature, enseignement.
Nonobstant la variation du nombre des conservations, Aix-en-Provence reste sans interruption chef-lieu de conservation. Son ressort couvre en 1929 les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, les Basses-Alpes et le Vaucluse.
En 1964, l’administration des Eaux-et-forêts est transformée en établissement public à caractère industriel et commercial : l’Office national des forêts. Il est chargé de la gestion et de l’équipement des forêts domaniales, de la mise en oeuvre du régime forestier dans les forêts des collectivités, d’opérations en vue de la protection, de l’aménagement et du développement des ressources forestières dans le cadre de conventions passées avec l’Etat, les collectivités et les particuliers.
La conservation d’Aix devient une direction régionale de l’Office National des Forêts, qui, en 1981, supervise l’activité de dix centres répartis sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (4 correspondant à un département : Nice, Toulon, Aix, Avignon,  les départements des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence comptant chacun trois centres) et celle de trois services spécialisés dans la restauration des terrains en montagne (à Digne, Nice et Gap).
Le ressort de la direction régionale d’Aix a été étendue puisqu’elle coiffe aussi la région Languedoc-Roussillon, soit 11 départements.

Les autres structures :

Les Archives départementales des Bouches-du-Rhône conservent les archives de trois autres établissements publics.
S’agissant de l’Office national interprofessionnel des céréales et de l’Office national interprofessionnel des oléagineux, il s’agit des antennes régionales d’établissements publics nationaux chargés de réguler les marchés et de relayer les politiques communautaires dans les secteurs de production concernés.
Plus ancienne et plus locale, la Chambre d’agriculture a été instituée par une loi de 1924. Elle est l’héritière à la fois des chambres d’agriculture d’arrondissement, créées en 1852, et de l’Office départemental agricole, qui la préfigurait depuis 1919. Organe consultatif et professionnel des intérêts agricoles de sa circonscription, la chambre d’agriculture est composée de membres élus et de membres délégués par les associations et les syndicats. Elle donne au préfet des renseignements et des avis, codifie les coutumes et usages locaux à caractère agricole, peut émettre des voeux. Ses procès-verbaux de séance sont transmis au préfet.

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