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Les sociétés populaires

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Présentation

Dernière mise à jour août 2012


 

L'un des traits spécifiques de la Révolution en Provence était l'existence d'un réseau très dense de sociétés populaires. Manifestation d'une sociabilité méridionale, ces clubs révolutionnaires étaient des associations d'ordre privé qui devinrent sous la Convention et jusqu'au 9 Thermidor, des organismes quasi officiels, existant dans un grand nombre de localités où elles agissaient comme groupes de pression. Les plus influentes furent la Société patriotique républicaine des Amis de la Liberté et de l'Egalité à Marseille, dont le siège se trouvait dans l'ancien jeu de paume rue Thubaneau, et celle de la Société des Anti-politiques à Aix.
Ces clubs jouissaient d'une puissance politique considérable qui dépassait largement les limites du département et rayonnait dans tout le midi. Ils disposaient de journaux sous la forme de feuillets périodiques qui connaissaient un vif succès et qui accroissaient considérablement leur renommée. Par ailleurs, appartenir à une société populaire offrait aux adhérents une caution révolutionnaire et faisait office de véritable certificat de civisme.
Leur influence se retrouvait à tous les échelons du pouvoir. Les sociétés populaires avaient la mainmise politique sur les administrations locales intervenant dans la nomination des fonctionnaires. Département, districts et municipalités leur étaient parfaitement soumis car les élus les redoutaient et leur obéissaient.
Ce fut sous la pression des Amis de la Liberté et de l'Egalité et en violation de la loi, que l'administration du département établie à Aix fut transférée à Marseille en août 1792.
Représentant le parti jacobin qui a triomphé dans le département après l'insurrection fédéraliste, ces sociétés populaires faisaient régner une véritable dictature réclamant une application rigoureuse de la loi sur les émigrés et exerçant une pratique de la dénonciation à outrance.
Elles furent supprimées à la fin de l'an III.

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