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La programmation  >  Au centre d'Aix
 

Au centre d'Aix

JUSQU'AU 19 DECEMBRE

* EXPOSITION *

René le Bon :

portraits d'un roi

 

 

Visites guidées, sur inscription, tous les samedis à 15h.

 

La longévité de René d’Anjou, né en 1409 à Angers, mort en 1480 à Aix, et son règne de 45 ans touchant des régions européennes diverses, en font un personnage aux multiples facettes. Plus que celui de Charles d’Anjou, premier souverain angevin de Provence, le souvenir de René a perduré dans la mémoire collective parce qu’il est le dernier comte de la Provence indépendante (comme d’ailleurs de l’Anjou), si l’on excepte la courte année de règne de son neveu Charles III. En outre, les représentations figurées (tableaux, médailles, enluminures), peintes ou sculptées, réalisées en nombre exceptionnellement élevé de son vivant même, vont alimenter la fortune iconographique du prince, particulièrement du XVIIe au XIXe siècle. Une chaîne ininterrompue d’historiographes, voire d’hagiographes, depuis Bourdigné jusqu’à Villeneuve-Bargemont, en passant par Nostredame, Le Gouvello ou Haitze, vont forger, ouvrage après ouvrage, le mythe du « bon roi » pour aboutir à un parangon de prince idéal, doublé d’un protecteur de la Provence et de ses traditions.

 

 

 

L'exposition se déclinera à travers 7 portraits regroupés en trois grands ensembles :

 

1)               Le roi esthète et le roi artiste, image forgée, non sans motif (à tous les sens du mot), du vivant de René et qui a durablement marqué les esprits ;

 

2)               Le roi chevalier mais aussi le roi sans royaume qui fut encore un roi infortuné, pour une triple évocation de la vie romanesque de ce personnage complexe, sur la destinée duquel d’aucuns continuent de s’apitoyer ;

 

3)               Le roi débonnaire et le roi tutélaire, ou la double figure du « bon roi » dont la légende s’est irrémédiablement emparé.

 

 

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LES CONFERENCES

 

                                           

Mardi 24 novembre, 18h30

Le roi René : un prince hors du temps

par Jean Favier, historien, membre de l’Institut, président de la Commission française pour l’Unesco

 

Attention : exceptionnellement, cette conférence, co-organisée avec la bibliothèque Méjanes, aura lieu à la Cité du livre, salle Armand Lunel (8-10 rue des Allumettes)

 

Le dernier des grands Angevins a réuni sur son front toutes les couronnes possibles et même des couronnes virtuelles mais il a accumulé les échecs : prisonnier et rançonné en Bourgogne, vaincu et évincé de Naples, il n’a plus qu’à se partager entre Anjou et Provence, deux principautés qui ne sauraient constituer un Etat. Et c’est là que René trouve le bonheur et l’estime de tous. Rêvant d’une chevalerie qui disparaît, il organise des tournois et les met en scène. Poète et romancier, il écrit. Il s’entoure de peintres, de sculpteurs, de musiciens. Il construit non des forteresses mais de délicieux manoirs. Il aime les fleurs, les biches, les oiseaux. Ce prince sans pareil a laissé le souvenir d’un homme de cœur.

 

Professeur à la Sorbonne, successivement directeur général des Archives de France et président de la Bibliothèque nationale de France, Jean Favier a mené de front une vie d’historien et une carrière d’administrateur. S’ajoutant à ses travaux d’érudition, de nombreux ouvrages, comme Philippe le Bel, Paris, deux mille ans d’histoire, Louis XI ou Les papes d’Avignon l’ont fait connaître d’un large public

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PROCHAINEMENT


        

Mercredi 2 décembre, 18h30

Maternité et attachement

par Boris CYRULNIK, neuropsychiatre et psychanalyste

 

Pour comprendre l'attachement, il faut poser le problème de la maternité en termes biologiques, psycho-affectifs et anthropologiques. Les découvertes récentes des neuro-sciences permettent de décrire un phénomène qui commence dès les dernières semaines de la grossesse. Quand le bébé arrive au monde, il reconnaît un monde qu'il n'a jamais connu. Les sensorialités structurent une niche sensorielle qui va tutoriser ses développements. Mais les représentations maternelles et culturelles participent déjà à la constitution de cette enveloppe, ce qui explique la possibilité de transmission biologique des représentations intimes de la mère. Les interactions précoces révèlent ainsi la construction des bases de la future personnalité.

 

Boris Cyrulnik, responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon, enseigne l'éthologie humaine à luUniversité de Toulon. Il est surtout connu pour avoir développé le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance), mais sa contribution à la science réside dans son engagement : Boris Cyrulnik voit d'abord l'éthologie, ou biologie du comportement, comme "un carrefour de disciplines".


Boris Cyrulnik le 02/12 à 18h30


 

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Informations complémentaires

>> Le site de la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

>> La galerie Alain Paire


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