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Marseille, tu chargeas les cales. Voyageurs, émigrants, réfugiés 1870-1962

Couverture de la publication Marseille, tu chargeas les cales

Sylvie Orsoni, Marseille, tu chargeas les cales…: Voyageurs, émigrants, réfugiés (1870-1962), dossier pédagogique n°9, 2006, 15 €.

Du milieu du XIXe siècle à 1962, d’importants mouvements de population liés à des événements politiques ou à des difficultés économiques et sociales, transforment les ports et notamment celui de Marseille en d’immenses carrefours migratoires où se pressent des milliers puis des centaines de milliers de migrants, de réfugiés ou de rapatriés.
L’impact de ces flux de population sur la ville-port et sur le département a bien entendu été considérable. Il a fortement préoccupé les responsables politiques et administratifs, qui ont cependant peiné à mettre sur pied des dispositifs d’accueil adaptés et pérennes, alors même que les flux de population ne cessaient d’enfler.

La numérotation des documents de chaque dossier a été conservée.

Document 9. Affiche de Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur, s.d. , 8 fi 756.
La Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur, fondée par Paulin Talabot (cf. document 4) participe de 1867 à 1870 au transport de matériel nécessaire à la construction du canal de Suez et du coton d’ Egypte au retour. La ligne est abandonnée en 1870 mais d’autres destinations se développent en direction de l’ Afrique du nord et l’ Amérique du sud . En 1903, la SGTM fait l’achat du SS Ile de France pour organiser des croisières, ce qui est très original pour l’époque. En 1914, la SGTM possède vingt cinq bateaux et obtient la clientèle des producteurs de sucre des Antilles françaises. A partir de 1915, une ligne est ouverte sur les Caraïbes puis en 1916 sur La Nouvelle Orléans et le Mexique. Pendant la Première Guerre mondiale, la compagnie perd la moitié de son tonnage. En 1930, elle arrive au quatrième rang national derrière la Compagnie Générale Transatlantique, les Messageries maritimes et les chargeurs réunis. Elle est la plus importante compagnie entièrement basée à Marseille. La dépression des années Trente puis la Seconde Guerre mondiale mettent un terme à l’âge d’or des compagnies maritimes. En 1960, la SGTM passe sous le contrôle de la compagnie Fraissinet puis en 1964 de la compagnie Fabre.

Document 11. Lettre de l'inspecteur départemental de l'hygiène au préfet des Bouches-du-Rhône au sujet de l'arrivée d'émigrants arméniens et russes dans le port de Marseille,
18 octobre 1923, 4 M 957.

Entre le 1er août et le 18 septembre 1923, 3 369 réfugiés arméniens débarquent à Marseille. Ils s’ajoutent aux Russes déjà présents depuis 1921. Avant leur débarquement, les passagers restent trois jours au Frioul pour satisfaire aux opérations de désinfection qui, faute de personnel, se résument à un épouillage et une douche. Les vaccinations ne peuvent être effectuées par la dizaine d’auxiliaires complètement dépassées par cet afflux.
Une fois admis à gagner le continent, les émigrants doivent se loger. Les passagers de l’Albano sont dirigés sur le camp Oddo mis à la disposition des réfugiés en 1922. Bien que les effectifs soient limités à 2 500 places, le camp compte 3 369 personnes en septembre 1923 avant l’arrivée des passagers de l’Albano et du Caucase. Le camp sainte Marthe, destiné à recevoir les troupes de passage ou les jeunes recrues héberge en 1923 cinq cents réfugiés de Smyrne. Le camp Victor Hugo, près de la gare Saint Charles abrite six cents réfugiés russes et arméniens en 1923. En juin 1925, il reste au camp Victor Hugo une centaine d’enfants, 279 adultes et vieillards. Dans l’esprit des autorités municipales, Marseille ne peut être qu’un lieu de transit. Il n’est donc pas question d’aménager un camp pour émigrants qui fixerait à Marseille une population que l’on souhaite voir partir.

Document 14. Rapport du service départemental des renseignements généraux au directeur de la police au sujet de l'arrivée de réfugiés juifs en provenance d'Europe centrale,
7 novembre 1946, 148 W 185.

Les juifs d’Europe centrale, survivants de l’extermination, sont rassemblés dans des camps contrôlés par les autorités d’occupation sur le territoire de l’ancien Reich. La police militaire américaine convoie ceux qui disposent d’un visa d’entrée dans un pays d’accueil vers leur port d’embarquement, Marseille le plus souvent. Beaucoup entrent en France illégalement. En 1945, la Grande Bretagne délivre 15 000 certificats d’émigration, ce qui ne répond pas à la demande. Les réfugiés en instance de départ sont hébergés dans des centres discrets. La Fédération des sociétés juives de France dispose de camps d’hébergement à Trets, Pélissane ou La Ciotat. A partir de 1948, un hébergement est organisé au camp du Grand Arénas.

Document 19. Courbe comparative pour les années 1961 et 1962 des arrivées des Français en provenance d'Algérie, extraite du rapport du commissaire principal du port au préfet des Bouches-du-Rhône, 25 janvier 1963, page 24, 137 W 456.

Document 20. Courbe comparative pour les années 1961 et 1962 des arrivées des Musulmans en provenance d'Algérie, extraite du rapport du commissaire principal du port au préfet des Bouches-du-Rhône, 25 janvier 1963, page 25, 137 W 456.

Ces deux courbes montrent combien l’arrivée des rapatriés d’Algérie se concentre sur quelques mois de mai à août 1962 pour les européens et de juillet à novembre pour les Musulmans. Le secrétaire d’état aux rapatriés, Robert Boulin, estimait que 290 000 personnes quitteraient l’Algérie entre 1961 et 1965. Le général de Gaulle n’envisageait que 100 à 200 000 retours. Or c’est 98 000 réfugiés qui quittent l’Algérie pour le seul mois de juin 1962.


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