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Les sceaux provençaux du Moyen Age

Couverture de la publication Les sceaux provençaux du Moyen AgeIsabelle DEBILLY, Les sceaux provençaux du Moyen Age, dossier pédagogique n°2, 1994, 36 pages, 17 planches, 12 €.

Extraits des fonds des Archives départementales, reproduits sur transparents, accompagnés de descriptions rédigées selon les normes sigillographiques en vigueur et d’un rapide commentaire permettant de les situer dans leur contexte, sceaux et bulles font revivre la société du Moyen Age classique.
Un glossaire permet au néophyte de se familiariser avec une science auxiliaire de l’histoire et aux sceaux de retrouver tout leur sens.

Ce dossier peut être complété par un atelier de fabrication de sceaux conduit par l’enseignant à l’aide de la mallette pédagogique ou dans les locaux des Archives départementales, centre de Marseille, par un animateur du service éducatif.

La numérotation des documents de chaque dossier a été conservée.

Document 5. Sceau de Béatrice de Provence, 1252, B 348.
Description : sceau de cire jaune en navette (48 mm x 78mm).
Attaches : soie rouge tissée.
Appendu au brevet d’une pension annuelle de 25 livres en faveur de Jean Vivaud de Marseille pour hommage et fidélités jurés au comte.  
Avers : la comtesse est debout, presque de face. Entre les deux doigts de la main droite, elle porte une fleur de lys à hauteur du visage.
S(IGILLUM). BEATRICIS COMITISSE PROVINVI(IE) ANDEG(AVIE) ET FORQVALQVIERII (sceau de Béatrice, comtesse de Provence, d’Anjou et de Forcalquier).
Contre-sceau : écu d’Aragon à quatre pals.
S(IGILLUM) BEATRICIS COMITISSE PROVINCIE (sceau de Béatrice, comtesse de Provence).

Béatrice de Provence (1228-1267) est la dernière fille de Raymond Bérenger V et de Beatrix de Savoie. Elle hérite des domaines de Forcalquier et de Provence car ses trois sœurs, dotées lors de leurs mariages, ont perdu tout droit sur la succession, conformément à la coutume provençale. Béatrice est donc un fort beau parti. Elle épouse le comte d’Anjou, confortant la politique d’expansion dans les régions méridionales mise en œuvre par Blanche de Castille et son fils Louis IX. Béatrice appose souvent son sceau sur les actes émanant de la chancellerie de son mari, Charles d’ Anjou.

Document 7. Sceau de Bertrand II de Forcalquier, 1168, 56 H 4627.
Description : sceau de cire rouge rond, biface (58mm).
Attaches : cuir blanchi tressé.
Appendu au testament de Bertrand en faveur des Hospitaliers.
Avers : le comte, tourné à gauche sur un cheval nu au trot, est vêtu d’un haubert et d’un bonnet de fer. Il tient de la main droite l’épée levée et au bras gauche, l’écu.  
SIGILLUM. BERTRANI. COMITIS FORCHALCHALRIENSIS (sceau de Bertrand, comte de Forcalquier).  Revers : le comte vu de trois quarts, est vêtu d’une robe collante et courte, tête nue. Il est assis sur un banc à coussin orné de sculpture. Il joue de la viole (même inscription).

Grande famille féodale, les Forcalquier ont longtemps disputé aux princes catalans le comté de Provence. En 1168, le jeune comte Bertrand fait son testament avant de partir en Terre sainte et confirme les legs faits par ses ancêtres aux Hospitaliers. Le sceau de ce grand féodal montre la représentation traditionnelle du seigneur armé à cheval mais il affirme aussi le goût du comte pour la musique, témoignant ainsi du raffinement des cours méridionales et de l’importance que les troubadours y avaient prise.

Document 15. Sceau de la commune de Marseille, 1243, B 336.
Description : sceau rond de cire jaune, biface (81 mm).
Attaches : cordelière de chanvre.  
Appendu à un acte de nomination des syndics par la communauté de Marseille.
Avers : saint Victor sur un cheval au trot, nimbé, tenant l’épée à main gauche et le bouclier à la croix, terrassant un dragon.
MASSILIAM. VICTOR. CIVES. QVE TVERE (Victor protège justement Marseille et ses citoyens).  
Revers : ville fortifiée au bord de la mer ; enceinte crénelée à trois portes ; à l’intérieur, trois tours maçonnées, percées de baies géminées.  
ACTIB(VS) IMMENSIS. VRBS. FVLGET. MASSILIENSIS. (Par ses actions d’éclat, resplendit la ville de Marseille).

Le sceau de Marseille est caractéristique de celui d’une ville. A l’avers, saint Victor, protecteur de la cité, représenté en chevalier, ce qui est une transposition de la légende qui en fait un officier romain martyrisé. Sa représentation symbolise également le christianisme triomphant du paganisme (le dragon) et rappelle le Christ vainqueur de la mort. Le saint guerrier porte sur son écu les armes de la ville, croix d’azur sur champ d’argent, dont la tradition fait remonter l’adoption au XIe siècle et la lie aux croisades. Le revers n’est pas moins éloquent par ce qu’il montre (les murailles manifestant la capacité de la commune à se défendre) que par ce qu’il tait (absence de toute référence au comte de Provence).  En réalité la ville, dans la première moitié du XIIIe siècle, est minée par les rivalités de clans et doit souvent faire appel à un podestat étranger pour l’administrer avant de se soumettre en 1262 à Charles d’Anjou.

Document 16. Bulle d’Arles, 1220, 56 H 5034.
Description : bulle de plomb ronde, biface (44mm).  
Attaches : cordelière de chanvre rouge.
Appendu à une sentence arbitrale pour la possession d’un domaine sis au Mas Thibert.
Avers : lion passant contourné, la crinière hérissée, les griffes de la patte levée tournées vers le haut.
NOBILIS IN PRIMIS DICI SOLET. IRA LEONIS. (la colère du noble lion a coutume d’être considérée au premier rang).
Revers : enceinte maçonnée, crénelée, ouverte, flanquée de deux tourelles ; à l’intérieur, une cour haute de deux étages surmontée d’un toit pointu terminé par une boule.
VRBS. ARELATENSIS. EST. HOSTIBVS. HOSIS. ET. ENSIS. (la ville d’Arles est l’ennemi de ses ennemis et leur carnage).

La ville d’Arles possède le sceau de ville le plus ancien pour les villes du sud de la France. Datant de 1180, il utilise le motif, appelé à devenir classique, des murailles ainsi que le symbole chrétien du lion, représentation du Christ ressuscité. Il rappelle ainsi l’ancienneté du christianisme en Arles, l’importance de son siège archiépiscopal et la présence, dans la cathédrale Saint-Trophime, de reliques de l’évangéliste saint Marc, dont l’animal symbolique est le lion.

Voir aussi

>> Les mallettes


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