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Les élections législatives 1894 à Marseille

Couverture de la publication Les élections législatives 1894Isabelle DEBILLY, Elections législatives 1894. La vie politique à Marseille à la fin du XIXe siècle, dossier pédagogique n°1, 1993, 17 pages, 20 planches, 8 €.
Un événement politique relativement restreint, l’élection législative partielle qui se déroule en 1894 dans les 1er et 3ème cantons de Marseille, voit émerger des thèmes qui structurent encore une bonne partie du débat politique actuel :

A travers la reproduction d’affiches électorales, peuvent être analysés l’organisation d’une campagne électorale ainsi que les formes et le ton du débat politique.

La numérotation des documents de chaque dossier a été conservée.

Document 1. Affiche du comité de concentration républicaine en faveur de Maximilien Carnaud, 8 Fi 48/1.
Le socialisme marseillais est l’héritier du courant démocratique des Rouges de 1848. Dès 1879, il s’implante à Marseille qui envoie le premier député socialiste à la Chambre des députés : Aristide Boyer, élu en 1885. En 1892, Siméon Flaissières s’empare de la mairie. Maximilien Carnaud (1863-1937) se réclame du socialisme révolutionnaire. Révoqué en 1893, il se présente à la députation en 1894 et est élu au deuxième tour devant Amable Chanot.  
L’immigration est particulièrement importante à Marseille : dans cette ville de 400 000 habitants, les immigrés représentent le cinquième de la population. Dans les années 1880, la crise économique attise des réactions xénophobes qui vont des Vêpres marseillaises de 1881 au saccage de boutiques de commerçants italiens après l’assassinat du président Carnot par l’anarchiste Caserio en juin 1894. Dans le monde ouvrier, les étrangers sont jugés responsables des bas salaires. Le thème xénophobe peut donc apparaître dans la propagande d’un candidat qui se proclame par ailleurs internationaliste.

Document 5. Affiche du candidat Amable Chanot, 8 Fi 46/2.
Amable Chanot (1855-1920), membre du parti radical, figure parmi les fondateurs du quotidien La Jeune République qui devint ensuite Le Petit Provençal. Le préfet, inquiet de la popularité de Maximilien Carnaud, pousse Amable Chanot à se présenter. Beaucoup de conservateurs préfèrent voter pour lui afin de barrer la route au candidat socialiste. Amable Chanot est battu en 1894 mais prend sa revanche en 1910. Amable Chanot défend le libre-échange alors que la France adopte un politique protectionniste contraire aux intérêts du port de Marseille. Il essaie de discréditer son adversaire en rappelant le poids de la social-démocratie allemande dans le mouvement socialiste international.

Document 14. Manifeste libertaire, 8 Fi 50/3.
Maurice Onic (1857 - ?) est un anarchiste isolé. Il se présente comme candidat anarchiste aux élections de 1894 mais ne fréquente aucun groupe. Les sources policières font état d’une centaine de militants anarchistes actifs à Marseille. Sébastien Faure est un des animateurs du journal L’Agitateur. Il suspend sa parution en février 1893 sans attendre la promulgation des lois scélérates de décembre 1893. La répression est en effet particulièrement forte dans les années 1893 et 1894 à la suite d’attentats anarchistes. Les renseignements généraux estiment que malgré leur opposition de principe à toute élection, les anarchistes ont voté pour Maximilien Carnaud.


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