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La guerre 1914-1918 en affiches

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Images de l'ennemi, images de l'allié


Affiche récapitulative des atrocités allemandes
Les atrocités allemandes, 1916,
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône,
10 R 126 67/70).


Les atrocités allemandes, 1916

Entre 1914 et 1918, tous les supports (livres, journaux, affiches, cartes postales, films, pièces de théâtre) sont utilisés pour imprimer dans l’esprit des populations une image négative de l’ennemi présenté comme l’incarnation du Barbare. La propagande française reprend dès 1914 les lieux communs développés en 1870 sur la cruauté allemande. S’attaquant aux femmes et aux enfants qu’il martyrise, aux lieux de culte qu’il souille, ne respectant aucune des valeurs dont s’enorgueillit la civilisation occidentale, l’ennemi doit être combattu jusqu’à la défaite totale. Les images doivent servir à renforcer la cohésion nationale et à faire accepter un investissement total de la Nation dans le conflit. Elles participent donc de la mobilisation culturelle et de l’élaboration d’une culture de guerre. Sont-elles pour autant de pure invention ?
Lors de la guerre de 1870, des troupes irrégulières de francs-tireurs avaient harcelé les troupes allemandes. Dans les premières semaines de l’invasion en août-septembre 1914, les soldats allemands sont persuadés qu’ils affrontent un soulèvement général des populations belge et française. Des récits effrayants sur des mutilations ou des empoisonnements infligés aux soldats courent dans les armées allemandes. Le commandement autorise donc en représailles des exécutions collectives, des incendies, la constitution de boucliers humains et la déportation en Allemagne de 15 000 civils belges. La destruction de Louvain et de sa bibliothèque universitaire historique, les massacres de Tamines, Ethe, Andenne et Arlon en Belgique, de Gerbeviller, Nomény, Longuyon en Lorraine française indignent les opinions alliées. D’août à la mi-octobre 1914, 6 500 civils sont tués et de nombreux viols commis par les armées allemandes, au mépris des conventions de La Haye (1899 et 1907) qui avaient élaboré un statut du non-combattant.

Analyse de l'image

Il s’agit de montrer que l’Allemagne s’est mise hors la loi par la violation de tous les engagements officiels ou tacites qu’une nation civilisée doit respecter. La partie supérieure rappelle différents articles de traités internationaux enfreints par l’Allemagne. La partie inférieure cite des cas de violence ou de duplicité de la part des Allemands. Encadrés par ces deux textes, des photos et des dessins choc comme la représentation du massacre des civils de Gerbeviller. Le titre de l’affiche tend à justifier une guerre jusqu’à la victoire totale sur l’Allemagne et à écarter toute paix de compromis.

L’Amérique lutte pour l’indépendance des deux mondes

En avril 1917, le Sénat américain, suivi par la Chambre des représentants, vote l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés de la France, du Royaume-Uni et de l’Italie. Pour ces trois pays, ce renfort vient opportunément compenser la fragilité de moins en moins contestable de l’allié russe.
Les gouvernants ne sont pas imperméables au doute : près de trois ans après le déclenchement des hostilités, les sacrifices consentis sont sans comparaison avec les buts recherchés. Mais comment proposer une paixblanche, sans vainqueurs ni vaincus et sans compensations à une opinion publique tout entière mobilisée dans l’effort de guerre ?
L’entrée en guerre des Etats-Unis modifie profondément la donne et relégitime le combat mené dont l’issue victorieuse va vite sembler moins incertaine : ce sont en effet plus de deux millions de soldats américains qui vont monter au front. Les Alliés peuvent désormais bénéficier des prêts et des approvisionnements de l’Etat fédéral ; ils peuvent également renforcer le blocus qui frappe les puissances centrales puisque les Etats-Unis mettent l’embargo sur les exportations destinées aux pays neutres d’Europe, afin de les empêcher de les revendre à l’Allemagne. De plus, les Etats-Unis entraînent dans leur sillage de nombreux pays d’Amérique latine ainsi que la Chine. Cependant, Anglais et Français s’aperçoivent rapidement que les Américains mènent la guerre selon des méthodes et dans des perspectives différentes des leurs. Le général Pershing insiste sur le confort, la sécurité, les temps de récupération qui doivent être accordés aux soldats du front ; quant au président américain, Wilson, il ne se considère pas comme un allié mais comme un associé et se rend en Europe pour imposer sa vision de la paix, plutôt que pour aider ses alliés à réaliser leurs buts de guerre.


Affiche allégorique représentant un navire de guerre américain
L'Amérique lutte pour
l'indépendance des deux mondes
,
Victor Prouvé,
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône,
10 R 126 22/29).

Analyse de l'image

La composition de l’image est assez simple :
à l’intervention française aux côtés des Insurgés américains répond l’engagement américain aux côtés des Alliés ; le navire de guerre auréolé de lumière évoque la puissance militaire des Etats-Unis et symbolise l’espoir que l’intervention américaine peut faire naître.
Le texte reprend le thème de la puissance des Etats-Unis ; on trouve également un écho des buts de guerre américains et de l’idéalisme wilsonien. L’imprimeur rappelle que la ville de Nancy vient d’être bombardée pour la quinzième fois au moment où il imprime l’affiche, manière de stigmatiser la barbarie allemande.







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