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Documents figurés

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Composition et intérêt des fonds

Les documents figurés constituent une source indispensable d'illustrations de multiples thèmes de recherche tels que l'architecture, les édifices publics, les espaces géographiques des Bouches-du-Rhône ou encore les scènes de la vie locale en Provence.
Les Archives départementales conservent des plans et gravures anciennes parmi les plus remarquables de Provence dont de très belles série de cartes de Cassini (1 Fi 2871-2874, 1 Fi 2931-2937) mais surtout un ensemble unique et homogène de dessins du Marseille de la Révolution dit le Portefeuille Marchand (50 Fi 1-4). Exécuté au crayon entre 1792 et 1805 par Joseph-Martin Marchand (1758-1843), marseillais et peintre de son état, le portefeuille se compose de planches de dessins annotées par Marchand lui-même. Remarquablement bien conservés, les dessins présentent une variété de sujets qui montre la diversité quasi encyclopédique des centres d'intérêt de son auteur, curieux de botanique, de musique ou de géologie. Ils révèlent surtout dans un esprit très anti-révolutionnaire, les destructions qui ont affecté les édifices de Marseille et constituent les seules représentations qui nous soient restés des monuments aujourd'hui disparus : le cloître de l'abbaye Saint-Victor, les églises des Cordeliers, des Accoules, de la Trinité, de l'Observance ou de Saint-Ferréol.
Une grande partie des documents figurés aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône est représentée par des fonds photographiques importants par la thématique historique forte qu'ils nous donnent à apprécier. Considéré comme le jumeau marseillais de Charles Marville, témoin assidu des transformations du Paris d'Haussmann, Adolphe Terris, réalisa entre 1862 et 1866 de nombreuses photographies témoignant des grands travaux d'urbanisme et d'édification monumentale qui ont profondément modifié la ville de Marseille (12-13-14 Fi). Ouverture de la rue Impériale (actuelle rue de la République), rénovation de la vieille ville, toute une série de photographies à l'étrange coloration sépia, qui furent publiées à l'origine sous forme d'albums réalisés à la demande de la mairie de Marseille lors du réaménagement urbain de la fin du XIXe siècle. Adolphe Terris réalisera pour les Ponts et Chaussées en 1875 et en 1881, une série de photographies représentant les aménagements des ports de la Joliette et le percement de la rue Colbert à Marseille (58 Fi 1-22).


Photographie de l'ouverture de la Rue Impériale à Marseille

Marseille. Ouverture de la Rue Impériale, Adolphe Terris, 1863.
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 12 fi 10).


Acheté par les Archives départementales en 1995 à Henri Moiroud, qui fut photographe de plateau des studios Marcel Pagnol de 1940 à 1956, ce fonds, composé de photographies noir et blanc, de quelques diapositives couleur et de plaques de verre constitue un riche témoignage de l'activité des studios Pagnol et de la vigueur du cinéma marseillais entre 1940 et 1952. Il apporte un témoignage étonnant sur le milieu artistique et culturel de l'époque plus particulièrement sous l'Occupation quand nombres d'artistes et d'intellectuels s'étaient réfugiés en zone libre après l'Armistice. Né en 1911, Henri Moiroud était une mémoire vivante du cinéma artisanal aujourd'hui disparu et des techniques de prises de vue photographiques qui ont considérablement évolué (7 Fi 1-2852).
Le fonds photographique Pernot (39 Fi 1-131) constitue un témoignage fort sur un épisode méconnu de notre histoire : l'internement des Tsiganes au camps de nomades de Saliers sur la commune d'Arles, de 1942 à 1944. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté tsigane fut persécutée par l'Allemagne nazie ; beaucoup moururent en déportation. En France, le régime de Vichy avait décidé l'internement des nomades dans le cadre de sa politique répressive et sécuritaire. Le camps de Saliers en Camargue, fut spécialement créé à cet effet. A la suite d'un travail d'enquête auprès de familles tsiganes résidant à Arles, le photographe Mathieu Pernot découvrit l'existence de ce camps et rechercha d'anciens internés dont il recueillit le témoignage. Cette mémoire retrouvée fait apparaître dans toute sa souffrance et toute son émotion la dimension humaine de cette histoire saisissante, dimension humaine que l'on retrouve dans les clichés pris par le photographe.

Retrouvez certains de nos documents figurés numérisés à la rubrique "Archives en ligne", base Documents figurés.

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