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Archives d'origine privée

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Composition et intérêt des fonds

Carte postale représentant des Arlésiennes

Arlesiennes en Provence.
(Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 6 fi 98).
Les archives privées s'imposent indiscutablement comme un complément essentiel aux séries d'archives publiques réglementaires tant pour l’histoire familiale et religieuse que pour l’histoire économique, sociale et politique du département. Leur intérêt réside dans la diversité et dans la richesse des documents qu’elles renferment.
Les fonds d'archives familiales et seigneuriales, parmi les plus remarquables de Provence, permettent l'aboutissement de recherches sur l'histoire politique et judiciaire, les lignages nobiliaires, l’histoire domaniale et foncière de nombreuses localités du département. Ces documents parfois très anciens, complètent les archives de l'administration provinciale en mentionnant les actes de foi, d'hommages, les déclarations de cens ou le paiement des droits féodaux au seigneur. Le fonds de la famille Coriolis (14 E 1-919) en est l'exemple le plus éloquent. Avec près d'un millier de cotes, ces archives nous introduisent dans l’intimité d’une famille emblématique de l'aristocratie provençale qui, du Moyen Age jusqu'au début de la Révolution, se distingua dans mille entreprises. On y trouve par ailleurs des papiers importants pour l'histoire économique de Marseille et pour celle de l'Ordre de Malte. Quelques fonds de familles peuvent revêtir un caractère particulier comme les archives de la famille Albertas très abondantes en matière d'histoire des parcs et jardins en Provence (31 E 1-8484), ou celles des familles Reynaud notables et armateurs marseillais (22 E 1-425), ou encore Mollet, marchands-drapiers de la ville d'Aix (40 E 1-27).

Classées par origine des fonds, donc par profession, les papiers des communautés de métiers parmi lesquelles celles des artisans, pêcheurs, médecins-chirurgiens mais aussi celles des procureurs et huissiers du parlement de Provence (240 E, 250 E, 251 E), renseignent sur leurs conditions générales d’exercice pendant l’Ancien Régime. Ces archives, composées de règlements, de délibérations, de registres des membres ou d'apprentis contribuent à l'écriture d’une histoire des corps de métiers et autres confréries en plein renouvellement.
Créée pour la cotation d’archives seigneuriales et familiales, la série F est extrêmement hétérogène mais néanmoins, très riche. Elle compte notamment des mémoires narratifs et des collections de recueils de jurisprudence (8 F 1-251, 9 F 1-95), ayant trait à l'histoire administrative de l'ancienne Provence. L'intérêt juridique des fonds Gassier (10 F 1-195) et Lejourdan (11 F 1-14) est remarquable car on trouve dans les archives de ces deux avocats du XVIIIe siècle, des factums  et des consultations très rares. Le fonds Nicolaï enfin (1 F 1-141) est une collection d'érudit qui touche à de nombreux domaines de l'histoire de Provence, surtout pour le pays d'Arles. On pourrait également citer les fonds Domenc (2 F 1-24) ou Gerin-Ricard (6 F 1-32) qui apportent des compléments de recherches sur l'administration de l'Ancien Régime.

Les archives d'architectes constituent une autre particularité des fonds privés dans les Bouches-du-Rhône. Les Archives départementales ont été en effet  un des fondateurs de l’association Archives d’architecture et d’urbanisme du XXe siècle destinée à faciliter la collecte d’archives d’architectes d’origine privée. Plusieurs axes de recherches avaient été choisis : la période de l’entre-deux-guerres, la reconstruction du Vieux-Port et le développement de la banlieue marseillaise avec la conception des grands ensembles en périphérie de la ville. Ont été collectés ainsi, plusieurs fonds d'architectes de l'école marseillaise, notamment ceux de René Egger, collaborateur de Fernand Pouillon (65 J 1-533), de Gaston Castel, architecte du département (86 J 1-1153), ou d’Eugène Chirié et de ses fils (75 J 1-1943). Le fonds du bureau d’études Laupiès (150 J 1-293), important bureau d’études de béton armé installé à Marseille depuis 1923, donne un éclairage sur le patrimoine industriel et le paysage architectural de la région marseillaise au XXe siècle.
Cette vocation industrielle mais surtout commerciale de Marseille et de la Provence a été précoce comme en témoignent certains fonds d'archives d’entreprises parfois très anciens. Les relations commerciales entre Marseille et les comptoirs génois et du Levant sont attestées dès le XIVe siècle, ce que confirment les archives de négociants marseillais, aixois ou arlésiens (39 E 1-126) ou encore les livres de commerce de la compagnie  Isnard-Audiffret  (24 E 1-82). Cette prépondérance commerciale ne s'est jamais démentie avec le temps : l'activité du port de Marseille qui fut pendant longtemps l'un des plus importants d'Europe, la situation géographique de la Provence lieu de passage, ont fait que cette région prend un essor industriel conséquent au XIXe siècle comme en témoignent la création de nombreuses sociétés de négoce
(42 E, 43 E, 94 J …).

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