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Les services économiques

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Présentation

Dernière mise à jour septembre 2012


 

Le suivi de la vie économique du département a constamment préoccupé la Préfecture. Très tôt également, se sont développées à ses côtés des administrations dont les compétences relevaient partiellement ou exclusivement de l’industrie – comme le service des mines - ou des services, comme les Postes. Au XXe siècle, les difficultés économiques et monétaires aggravées par les deux conflits mondiaux ont amené l’Etat à intervenir beaucoup plus directement dans les affaires industrielles et commerciales, en exerçant d’abord un rigoureux contrôle des prix avant de mettre l’accent sur les règles de la concurrence et sur la répression des fraudes.
Durant presque tout le XIXe siècle, les postes constituent une administration financière, au même titre que les régies fiscales ou la douane. Elles sont transformées en ministère avec l’adjonction des Télégraphes en 1883. Dans chaque département français, il existe, sous la IIIe République, un service départemental des Postes chargé de l’exploitation postale, télégraphique et téléphonique, des opérations de la Caisse nationale d’épargne (depuis 1881), des locations et installations de bureaux de postes, de l’établissement et de l’entretien des lignes et appareils. L‘évolution au XXe siècle vers une orientation de plus en plus commerciale trouve son aboutissement dans la loi du 2 juillet 1990 : les postes, définitivement disjointes des télécommunications, deviennent une entreprise autonome de droit public, La Poste.
Le service des mines existe depuis que le Comité de salut public a créé, en 1793, une Agence des mines qui avait pour mission d’inspecter les mines et les fonderies. Le service des mines est réorganisé par un décret du 24 décembre 1851 qui divise le territoire national en arrondissements minéralogiques à la tête desquels sont placés des ingénieurs des mines. Marseille est chef-lieu d’un arrondissement minéralogique dont le ressort a varié mais qui réunit, en 1941, 8 départements : Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Basses-Alpes, Var, Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Drôme et Corse. L’explosion de la raffinerie Elf de Feyzin (Rhône) en 1966, les exigences accrues en matière de sécurité et d’environnement amènent en 1976 la transformation des arrondissements minéralogiques en services inter-départementaux de l’industrie et des mines. Ces services sont rebaptisés directions régionales de l’industrie et de la recherche (DRIRE) en 1983 ; depuis 1992, l’environnement a été adjoint à leur domaine de compétences. La DRIRE de la région Provence Alpes Côtes d’azur comporte actuellement une délégation régionale à la recherche et à la technologie, et 4 divisions spécialisées (développement industriel, environnement industriel, contrôles techniques et radioprotection, énergie et électricité) ; dans les Bouches-du-Rhône, elle a des subdivisions à Marseille, Martigues, Aix et Arles. Elle assure le secrétariat général d’Airmaraix (surveillance de la qualité de l’air dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse), Airfobep (association agréée, surveillance de la qualité de l’air de l’étang de Berre), et Cypres (association ?uvrant pour la sécurité et l’environnement industriels, ainsi que pour l’information du public sur les risques).
Les perturbations monétaires provoquées par la Première guerre mondiale, la désorganisation des appareils de production causée par la crise économique de 1929, et la pénurie induite par le second conflit mondial légitiment l’intervention croissante de l’Etat dans la sphère économique. Contrôle des prix, contrôle des changes, contrôle de la production industrielle, ravitaillement : dictatoriaux ou démocratiques, provisoires ou ordinaires, tous les gouvernements qui se succèdent du Front populaire à 1986 recourent à ces mécanismes et mettent en place, dans les départements et les régions, des administrations spécifiques qui coexistent, fusionnent et changent régulièrement de nom : directions régionale et départementale du contrôle économique (1943) comité régional des prix (1945), etc. La création du Marché commun et la faveur croissante des thèses libérales ne remettent pas vraiment en cause ces services qui se repositionnent sur le respect des règles de la concurrence et sur la défense du consommateur : ils demeurent aujourd’hui, sous l’intitulé de directions régionale et départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Une autre forme d’intervention des pouvoirs publics dans la production industrielle a consisté à faciliter le dialogue entre chercheurs et entrepreneurs. Telle était, à sa naissance en 1968, la vocation de l’Agence nationale pour la valorisation de la recherche (ANVAR) qui a été transformée en juillet 2005 en société anonyme sous le nom d’Oséo-Anvar. L’organisme articule des services centraux avec des délégations régionales. Celle de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est implantée à Marseille avec une antenne à Valbonne (Alpes-Maritimes).

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