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La Seconde guerre mondiale

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Composition et intérêt des fonds

Il n'existe évidemment pas un fonds d’archives unique consacré à la Seconde Guerre mondiale, et les recherches doivent donc s’appuyer sur les versements des administrations et des juridictions en activité durant cette période, qu’il s’agisse ou non des administrations spécifiques décrites ci-dessus. On soulignera que beaucoup de ces archives débordent le territoire des Bouches-du-Rhône et concernent fréquemment l’ensemble de la Provence, ou, plus occasionnellement les départements limitrophes de la rive droite du Rhône ainsi que la Corse.


Les fonds de la Préfecture (cabinet du Préfet, notamment) et du Commissariat régional de la République sont essentiels pour comprendre l’action du gouvernement de Vichy, puis les conditions de la Libération (76 W pour la période de l’Occupation, 149 et 150 W pour la Libération ). Le fonds de la Préfecture intègre également, au titre des services de police, les archives des camps d’internement (142 W), notamment ceux des Milles et de Saliers : on y trouve les plans de construction des camps, les listes des internés et les dossiers du personnel des camps ; on peut également y retrouver les archives relatives au recensement des Juifs, ou encore à la rafle du Vieux-Port et à la destruction de ce quartier. Sont encore rattachables au fonds de la préfecture : les archives du service des restitutions (151 W), qui permet d’étudier la spoliation des biens juifs ; celles concernant les GTE- Groupements des Travailleurs Etrangers (164 W), qui permettent de connaître la vie quotidienne dans ces groupements, et, par le biais des rapports, l’état d’esprit des travailleurs ou encore leur rendement ; les archives des services de la Défense passive et du Ravitaillement, très importantes et très complètes, même si certaines ne sont pas encore entièrement classées (156 W).
Quant au fonds du Commissariat régional de la République, il comprend les archives relatives aux réquisitions d’entreprises ordonnées par Raymond Aubrac (210 W).
La Résistance, du fait de son caractère clandestin, est plus difficile à cerner par l’intermédiaire des archives publiques, mis à part quelques rapports et des courriers conservés dans le fonds de la Préfecture (76 W).
Ce silence relatif est heureusement compensé par certains fonds privés déposés par des Résistants, ainsi que par les archives du comité d’histoire de la Seconde guerre mondiale, notamment celles remises par deux correspondants départementaux de ce comité, Gaillard et Giraud, qui comprennent en particulier un fichier des résistants recensés dans la région (43 J et 44 J). Quant aux archives du Comité départemental de libération, il est coté 9 W.


Scène de la Libération à Marseille
Marseille. Marseille. Scène de la Libération. Henri Moiroud.


Les archives judiciaires et pénitentiaires sont très volumineuses et particulièrement riches, même si l’accès aux dossiers de procédure ne peut se faire que par dérogation. On citera : le fonds du tribunal spécial et de la section spéciale de la cour d’appel (8 W, dossiers de procédure et arrêts) ; les fonds de la cour régionale de justice et des chambres civiques des Bouches-du-Rhône (54 W à 63 W) qui ne sont pour la plupart communicables que sous dérogation.
Les versements les plus intéressants sont sans doute le 8 W (dossiers de procédure et arrêts du tribunal spécial et de la section spéciale de la cour d'appel d'Aix-en-Provence), le 9 W (fonds du Comité Départemental de Libération), les versements 54 W à 63 W (dossiers pénaux de la chambre civique de Marseille et de la cour régionale de justice) et le 1787 W (dossiers de séquestres et de biens confisqués).
Le versement 210 W comporte les dossiers des entreprises réquisitionnées par Raymond Aubrac à la Libération (dont l’usine des Aciéries du Nord de la Capelette à Marseille) et les dossiers individuels traités par le Comité régional interprofessionnel d'épuration (CRIE).
En marge de ces archives juridictionnelles, figurent celles de l’administration des Domaines, qui ont administré les séquestres des biens confisqués (1787 W), et celles du Comité régional interprofessionnel d’épuration, riches en dossiers d’entreprises. Enfin, les registres d’écrou des prisons (2 Y et 1871 W) sont bien sûr particulièrement intéressants durant cette période. Le fonds du service des Dommages de guerre (47 W à 51 W) comprend l’ensemble des dossiers des biens immobiliers détruits, les dossiers concernant les dommages économiques subis par les exploitations agricoles, industrielles, commerciales, artisanales et les services publics, et enfin de nombreux dossiers mobiliers, qui renseignent souvent sur les spoliations antisémites.
L’indexation récemment réalisée des instruments de recherche dont sont dotés ces versements facilite grandement les investigations.

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