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Les sections

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Présentation

Dernière mise à jour août 2012


 

Les sections étaient des unités de vote dont le nombre pouvait varier d'une commune à l'autre. Marseille comptait trente-deux sections dont vingt-quatre urbaines et huit rurales, tandis qu'à Aix, six sections se partageaient le territoire. Chacune d'entre elles portait un nom, avait son local, ses archives, son budget alimenté par des cotisations. Dans ces véritables clubs de quartier, on parlait beaucoup de politique et on pratiquait une forme d'assistance aux plus démunis. Toutes gravitaient autour d'un comité central et étaient plus ou moins affiliées à un club ou à une société populaire.
Dans les Bouches-du-Rhône, de simples regroupements électoraux, les sections se transformèrent en foyer d'opposition politique au centralisme jacobin de la Convention. Elles se démarquèrent de l'influence des sociétés populaires, véritable relais du pouvoir parisien, dont elles dénoncèrent les excès. Ce mouvement sectionnaire se faisait alors le porte-parole d’une bourgeoisie libérale, fatiguée des exécutions sommaires et des menaces de complots contre-révolutionnaires, et le relais d’autorités municipales de plus en plus agacées de l'ingérence des sociétés populaires dans les affaires communales.
Entre avril et juin 1793, les sections se soulevèrent contre les jacobins et prirent le pouvoir. Tout le département fit sécession contre la Convention.
Les sections devinrent dès lors les principaux supports de l'insurrection fédéraliste dans le sud-est. Elles s'érigèrent en véritable institution avec des bureaux et des comités permanents, exerçant un contrôle total sur les trois niveau d’administrations territoriales. Les directoires des départements, des districts et des municipalités furent entièrement renouvelés par l'organe central des sections qui s'arrogea tous les pouvoirs. Le mot d'ordre des fédéralistes était de lutter contre le système de centralisation politique et administrative de Paris et de former une fédération de départements plus ou moins autonomes et égaux.
Cependant, les fédéralistes, républicains sincères, cristallisaient autour d'eux toutes les oppositions à la Convention si bien qu'ils donnèrent à la contre-révolution une impulsion nouvelle : des royalistes s'enrôlaient dans les armées fédéralistes, Toulon fut livré à la flotte anglaise et Marseille, assiégé par le général Carteaux, sollicitait l'aide de puissances étrangères. Ces alliances compromirent puis déconsidérèrent le mouvement fédéraliste sans empêcher son échec : les troupes du général Carteaux entrèrent le 25 août 1793 à Marseille, rebaptisé de façon humiliante Ville sans nom.

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